La tragédie d’Hyppolite

Hyppolite, fils de Thésée, voue un culte à Artémis. Aphrodite, jalouse de cette adoration, décide de se venger en rendant Phèdre (la mère d’Hyppolite) amoureuse de lui. Phèdre pète un câble et – selon les versions – accuse son fils de l’avoir violenté auprès de son mari qui le tue (sympa le papa), pour finalement se suicider en apprenant sa mort (tu ne l’as pas vu venir connasse).

Moralité de l’histoire ?
Aphrodite est une belle garce fouteuse de merde. Pour être exacte : la Déesse de l’Amour et de la Sexualité est une belle garce fouteuse de merde. (Attention au raccourci scabreux dans 5… 4… 3…) CQFD : l’Amour et le Sexe, ça fout grave la merde.
Voilàààà.

Non mais c’est bien, il faut repartir un peu dans notre culture mythologique pour expliquer des comportements actuels bien foireux, dans le but surement, de me rassurer sur le fait que c’est foireux depuis le commencement et que je ne suis pas la seule à en chier.

Hyppolite lui, il était surement bien peinard dans son coin à n’être amoureux de personne, à être libre, heureux dans sa solitude relationnelle. Il a fallu que l’Amour s’en mêle pour venir lui péter les couilles jusqu’à en crever. Peut-être qu’Hyppolite il avait rencontré quelqu’un, qu’ils se voyaient de manière casual et qu’ils étaient bien comme ça, à ne pas se prendre la tête. Ils se fréquentaient, ne faisaient de mal à personne, ils profitaient du temps qu’ils passaient ensemble. Peut-être même qu’ils allaient au restaurant ensemble de temps à autre et que c’était bien sympa comme ça, sans prise de tête, sans réflexion profonde, sans attachement ni contrat relationnel qui les liait.
Et voilà que l’autre connasse débarque et fout sa merde.

Dans un contexte culturel où le sexe amène peu à peu les sentiments, peut-on arriver à se protéger suffisamment pour simplement apprécier la bonne compagnie et le sexe sans pour autant s’attacher ?

La vraie question sous-jacente à ce déballage de conneries – même basés sur de la mythologie n’est-elle pas : peut-on arriver à contrôler ses sentiments au point d’arriver à profiter sans s’attacher ni se faire du mal ?

Jusqu’à quel point pouvons-nous avoir un contrôle sur notre cœur et ses réactions ? Existe-t-il un reflexe Pavlovien (conditionnement) pour non pas saliver mais plutôt sentir quand ça chauffe et arriver à se retirer de l’équation avant que le problème intrinsèque de l’attachement ne se manifeste ?

 N’existe-t-il pas d’autre solution viable que celle de la fuite et de l’éloignement ?

Les sentiments ça fout vraiment la merde.
Connasse d’Aphrodite.   

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