Fin de rédaction, relecture et édition: Adventure Awaits!

C’est sur cette randonnée dans les Lowlands que se termine ma tournée d’extraits. Huit morceaux choisis pour vous présenter les personnages de Joan, Daniel, Julian et Andras. Huit extraits pour vous faire peu à peu entrer dans l’histoire sans pour autant révéler les nœuds de l’intrigue principale. J’espère que vous avez apprécié et que cela vous a donné envie de le lire intégralement.

Le temps d’une bulle entre dans sa partie finale

Il a déjà été soumis à un groupe de bêta-lecteurs (plus d’infos sur ce sujet ici), et grâce à leurs retours aussi riches que variés (« Où est passé ce putain de vélo ? » ; « mais qu’elle est cooooonne » ; « pourquoi il réagit comme ça, ce n’est pas logique », etc.) l’histoire a subit de nombreuses modifications pour arriver à cette étape où je suis pas mal fière de mon travail. « Pas mal » car je reste ouverte à toute suggestion qui pourrait encore l’améliorer.

En même temps, dans une histoire, je pense qu’il y a toujours de la place pour un détail, une phrase, ou une scène qui fera toute la différence. C’est ce qu’on garde de nos lectures, ces bouts qui nous auront fait rire, pleurer, rêver, etc.

Prochaine étape : relecture et dernières corrections

Au programme de cet automne 2020, j’espère finir les dernières corrections.

J’ai déjà effectué les premières relectures, à savoir : vérifier la cohérence de l’histoire, son rythme et les personnages (le fond) ainsi que la grammaire, conjugaison et orthographe (la forme).

Dans le processus de relecture, il n’y a pas de règle sur le nombre de passes à faire, mais je pars du principe que mieux vaut trop que pas assez. Il y a peu, je suis encore tombée sur une coquille dans un livre édité, gros succès en plus, et cela a tendance à me bloquer dans la lecture, donnant un aspect « fini à la va-vite » assez dégueulasse. Autant éviter ça. Sans compter que c’est montrer du respect que de proposer un manuscrit relu correctement.

Nous avons tous nos points faibles, autant les connaitre pour les chasser au mieux. En plus des coquilles d’écriture rapide que je fais sans arrêt, il va me falloir :  

  • ajouter des virgules pour aérer le texte,
  • couper les phrases trop longues et modifier des tournures de phrases alambiquées,
  • limiter les verbes ternes (7,7%, pas mal, à voir si je peux faire mieux) et la voix passive (ma grande passion, pour votre plus grande souffrance quoi que… 0,7% selon Antidote ouuuuuh c’est bon ça!),
  • modifier les verbes de parole (parce que « il dit » c’est vite chiant) : si ça peut vous aider, je vous partage ma liste de verbe de parole
  • réduire le nombre d’adverbes, trop souvent inutiles,
  • et vérifier certains points de grammaire (le rapport imparfait/ passé simple est un de mes gros points faibles dans cette narration à la première personne).

D’autres idées pour vous dans cet article :-)

Pour ce qui est du fond, autant faire une repasse en lisant tout d’une traite pour :

  • repérer et enlever les répétitions,
  • revoir certains dialogues,
  • ajouter des passages manquants,
  • et vérifier le respect du principe du fusil de Tchekhov. (Vous trouverez deux bons articles à ce sujet ici et ).

Un programme long et assez pénible en soit, repasser sur son travail pour la… dixième fois je dirai, n’est pas ma partie préférée, cependant elle est indispensable.

Et ensuite ?

Ensuite, ce sera la grande aventure en terrain inconnu : envoyer mon manuscrit à des maisons d’éditions dont j’aime les romans. Un choix restreint pour le moment, dans une liste parmi de grandes maisons d’éditions (sait-on jamais).

Vérification de la mise en page (marges et interligne 1,5 pour les annotations), impressions (take my money !) et camping à la poste avec mes dix kilos et plus de courriers (1,3Kg mon bébé <3).

J’espère pouvoir refaire un article sur ce sujet et vous parler non seulement des refus mais aussi, je croise les doigts à m’en faire péter les phalanges, d’une validation.

Si, au début de cette aventure d’écriture, je n’avais pas particulièrement réfléchi à le faire ou non éditer, finalement, il serait bête de ne pas tenter l’aventure jusqu’au bout. Façon Forest Gump :

« Puis, sans raison particulière, j’ai continué à courir, j’ai couru droit vers l’océan. Et une fois arrivé là-bas, puisque j’étais déjà allé si loin, autant faire demi-tour et continuer ma course. Et j’suis allé jusqu’à un autre océan. Et puisque j’étais déjà allé si loin autant faire demi-tour et continuer encore. »

Et vous, vos relectures, ça avance ?

2 réflexions sur “Fin de rédaction, relecture et édition: Adventure Awaits!

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