Lumière de mes nuits

Chaque soir, au moment où les lumières de la ville remplacent la clarté du jour qui s’enfuit, que la lune entame son ascension nocturne, que l’éclairage de mon ordinateur me fait forcer sur mes yeux, j’allume ma lampe de chevet.

Je me penche sur ma table de nuit, attrape l’olive qui pend négligemment sur le côté entre mes doigts, coincé entre le bois et le moelleux du matelas, je regarde l’objet encore inanimé et presse le déclencheur.

Et comme chaque putain de soir depuis plus d’un an que j’ai cette table de chevet, je me fais éclater la rétine en regardant l’ampoule au moment où j’appuie sur l’interrupteur.

Le pire, c’est qu’il ne faut pas plus d’un millième de seconde (trop tard, bien évidemment) pour me rappeler qu’il faut que j’arrête de regarder l’ampoule.

Mais je ne peux m’en empêcher. Chaque soir, je recommence.

Alors quand on me dit que retourner avec un ex, c’est une erreur qu’on ne fait pas deux fois, je rigole doucement. Je serai plutôt comme un Alzheimer dans un bordel : toujours surprise de me faire baiser.

Mes erreurs, je ne les fais jamais deux fois.

Trois, quatre, cinq fois… Jusqu’à changer de lampe.

Une réflexion sur “Lumière de mes nuits

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