Fin de rédaction, relecture et édition : Plongée dans les abysses

« Au programme de cet automne 2020, j’espère finir les dernières corrections. » … AHAHAHAHAHAH. Qu’est-ce que je peux être conne des fois !

Bonjour à tous, nous sommes en mars 2021, et je viens à peine de prendre conscience que la partie réécriture, que je savais (en quelque sorte) être une partie longue et difficile, vient de me sauter au visage comme étant l’étape LA PLUS LONGUE et LA PLUS DIFFICILE de tout le procédé d’écriture.

« Le temps d’une bulle » était mon premier essai, et déjà, j’étais fière de ce que j’avais accompli (D’ailleurs le titre est plutôt pourri, non ? Qu’est-ce que vous en pensez ?)

En partant d’un rêve, et d’une expérience personnelle qui me bouffait joyeusement le moral, je voulais en faire une histoire courte, qui s’est développée, encore et encore, jusqu’à devenir un vrai roman. L’objectif originel de 25.000 mots a vite été dépassé pour arriver à 87.000 mots. Un exploit !

Étape 1 : laisser poser

Cette histoire m’ayant pris aux tripes, j’ai eu beaucoup de mal à la relire encore et encore. J’ai quand même fait une V2 et une V3. Elle commençait à me sortir par les trous de nez.

Je l’ai donc mise de côté, afin qu’elle repose tranquillement dans son coin, et qu’elle sorte de mon esprit. J’avais besoin de recul. Il me semble que c’était une bonne idée.

Six mois plus tard, je me dis qu’il est temps, et je m’y replonge enfin.

Étape 2 : relire le tout

Je redécouvre les personnages qui m’avaient manqué, l’intrigue qui est plutôt pas mal, mais également ma désastreuse conjugaison des temps du passé, mon « Show, don’t tell » qui est clairement un « Tell that you are showing », une introduction longue et ennuyante avant d’arriver enfin (à partir du chapitre 15 !) à un rythme plus vivant et prenant.

Finalement, je vois enfin apparaître le « ton style a changé au fil du texte », que je ne comprenais pas en ayant la tête dedans H24. Okaaaaaay. Comprendre les critiques c’est déjà une belle avancée.

Étape 2 bis : se rendre compte que c’est de la merde

1. Déni

« Ça vaaaaaaaaaaaaa, y’a pire »

2. Rejet

« C’est quoi cette merde ? POUBELLE ! »

3. Acceptation

Baaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah je suis un gros caca ! MAIS, haut les cœurs, l’intrigue est cool. Si le fond est ok, au final, il ne reste « que » la forme à remanier.

« Que ».

Étape 3 : se relever les manches

Aujourd’hui donc, après moultes tergiversations avec moi-même, j’ai posé « Le temps d’une bulle » dans Scrivener. J’ai découpé tous les 39 chapitres présents dans les 296 pages de Word pour les poser, et travailler sur chacun, l’un après l’autre. Mon mot d’ordre pour ces travaux de grande ampleur : OR.GA.NI.SA.TION.

Je vais reprendre l’histoire en utilisant la méthode du flocon de neige, une méthode à laquelle je reviens sans arrêt quand je me perds (je me noie) dans mon océan d’idées et que j’ai perdu le fil.

Vous l’aurez compris, je suis en PLS / crise existentielle majeure. En même temps, je suis cancer ascendant scorpion, il fallait s’y attendre. Je suis sûre que mon lune est en poisson, ou une autre connerie du genre.

J’aimerai bien savoir si vous êtes passés par cette étape de remise en question, comment vous l’avez vécue, comment vous l’avez surmontée, ou si vous voulez qu’on se planifie une soirée pinard à pleurer sur le fait qu’on est de gros cacas.

7 réflexions sur “Fin de rédaction, relecture et édition : Plongée dans les abysses

  1. Les 10 premières pages (et encore…) sont celles que va lire un éditeur pour savoir s’il jette ton manuscrit aux clebs ou s’il décide de le confier à son comité de lecture. Capital donc de frapper fort d’entrée de jeu.
    « Le temps d’une bulle », ça fait pas un peu titre de méthode de développement personnel par la méditation ? Mais je ne suis pas le plus doué pour trouver des titres accrocheurs… Je ferais mieux de la boucler.
    Et puis je pense qu’il faut se fixer brutalement une limite de temps dans la reprise de son manuscrit. Genre mission commando avec un compte à rebours. Le ressenti de l’auteur évolue continument avec le temps : sa relecture d’hier ne sera pas celle de demain, et ainsi de suite à n’en plus finir. Pour moi, un roman est un instantané des pensées de l’auteur.

    Aimé par 1 personne

    • Ahahahahah! Développement personnel ! C’est horrible mais je crois bien que tu as raison 😂

      Je crois que c’est Stephen King qui disait qu’il fallait 3 mois seulement pour écrire sa V1, avant de se parasiter l’esprit par des idées inutiles. Je pensais prendre ce conseil mais ça me semble tellement court 3 mois…

      « Instantané d’auteur » c’est très vrai. Y’a des corrections qui ont été compliquées pour toi? Ou plus longues que prévues?

      J'aime

      • Si je n’avais pas « Antidote » pour corriger toutes mes fautes (surtout répétitions et phrases indirectes), je serais foutu.
        Après, sur le fond même, la dernière partie de mon dernier roman m’a posé le plus de difficultés. Je ne l’avais pas imaginé ainsi au démarrage (il a fallu que je m’adapte à la crise sanitaire) et j’ai eu du mal à l’écrire. Son style ne collait pas du tout avec les deux parties qui la précèdent. Je l’ai réécrite trois fois. Cette fameuse « variation de style » en cours d’écriture me semble être la pire malédiction à gérer. A mon avis, le secret, c’est d’écrire la V1 au kilomètre, à fond la caisse, pour avoir une cohérence de style (j’en suis incapable). De faire une V2 pour améliorer l’intrigue, les transitions, les personnages, les descriptions. Puis de faire une correction plus sur la forme que le fond en phase finale.

        Aimé par 1 personne

      • Aaaaah! Donc tu t’es retrouvé dans la même merde que moi! (Je me sens moins seule, pas pas cool mais ça me fait un peu plaisir 😅)
        L’importance de se faire porter par le « Flow » donc ! Je suis plus ce principe sur mon deuxième essai de fiction et effectivement, pour le moment, je tiens le cap! (Les doigts serrés sur la barre)
        Souhaitons nous bon courage avec cette malédiction ! 😎

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