Ap 2 : « la Queen Bee des Freaks »

La sonnerie du réveil s’enclencha. Il était sept heures. Allongée dans mon lit, emmitouflée dans l’épaisse couette de plumes hivernale, j’ouvris un œil pour contempler la boule blanche qui pendait au plafond. Les phares des voitures, déjà en route vers leur travail, défilaient sur elle en une houle de lames lumineuses. Je n’avais pas envie … Lire la suite de Ap 2 : « la Queen Bee des Freaks »

Ap 3 : « profites-en pour travailler le galbe de tes mollets »

« Que viens-tu faire ici, Bel ? Je te l’ai déjà dit, je ne peux te faire passer sans autorisation.  — Oh, je ne suis pas là pour ça cette fois, rassure-toi. J’avais du temps libre. Je me suis dit que cela faisait longtemps que je n’étais pas venu te saluer, voir comment tu allais, si tu … Lire la suite de Ap 3 : « profites-en pour travailler le galbe de tes mollets »

Ap 4 : « flan aubergine chocolat noir basilic »

« Putain… c’était quoi ça ? » Je me redressai dans mon lit, l’esprit troublé par ces voix qui résonnaient encore dans ma tête en un écho lointain. Le réveil sonnait en continu, et mes draps étaient trempés de sueur. Mon psy appelle cela des terreurs nocturnes, mais là, c’était différent de quelques cauchemars d’enfant. Ça semblait bien … Lire la suite de Ap 4 : « flan aubergine chocolat noir basilic »

Ap 6 : « Bon, Vomito, t’es prête ? »

Le lendemain matin, j’arborais ma tête la plus dévastée qu’il m’ait été donné d’avoir depuis que mon sommeil avait décidé de jouer son nombre d’heures sur un tirage de dé. Sans savoir qui était ce « Bel », il commençait déjà à me gonfler à squatter mes rêves. Qu’il vienne d’une série fantastique ou d’une dimension parallèle, … Lire la suite de Ap 6 : « Bon, Vomito, t’es prête ? »

Ap 8 : « Feu. Viande. Manger. »

« Perse ! Perse ! Je t’en supplie, réveille-toi ! » L’oxygène s’engouffra dans mes poumons dans une inspiration désespérée. Je me redressai d’un bond, tenant ma gorge entre les mains. Mon corps tout entier tremblait et suait à grosses gouttes. Assise sur le bord de mon lit, ma mère était livide. Elle m’enlaça en remerciant le ciel. « J’ai cru … Lire la suite de Ap 8 : « Feu. Viande. Manger. »

Ap 9 : « Je me sens d’humeur à me faire un Dieu ce soir »

Le feu crépitait. Des paillettes de braises, propulsées par les flammes, s’élevaient jusqu’à atteindre la cime des arbres. L’enceinte posée sur la benne du pick-up de Jackson hurlait une playlist de hard rock. Élise grinçait un peu, car ce n’était pas son style de prédilection. Avec le ballet, les musiques classiques rythmaient son quotidien. Elle … Lire la suite de Ap 9 : « Je me sens d’humeur à me faire un Dieu ce soir »

Ap 10 : « Je peux être délicat parfois »

Froid. Sombre. À nouveau. Mes yeux étaient ouverts. Je flottais dans l’air. Encore un putain de rêve. Quelle idiote, j’avais oublié de boire la tisane. Elle devait m’empêcher de dormir. Je crois. En fait, je n’avais aucune idée de ce que pouvait contenir la tisane que m’avait préparée ma mère, ou des effets qu’elle était … Lire la suite de Ap 10 : « Je peux être délicat parfois »

Ap 12 : « Il plut sur mes bottines »

Deux brancards descendirent du perron en émettant un claquement à chaque marche. Tour à tour, les sacs en plastique noir, attachés par des lanières, disparurent dans un fourgon. C’était fini. Plus de sirènes, plus de hurlement. Il ne restait que les lumières bicolores de la voiture de police qui s’acharnaient à m’agresser la rétine, et … Lire la suite de Ap 12 : « Il plut sur mes bottines »

Ap 15 : « saleté de sale fouine fouilleuse de sac »

Inutile de préciser que je ne mis pas un pied en cours. Non seulement je n’avais pas fini ma lecture du manuscrit, mais je manquais cruellement de sommeil. Je ne voulais pas risquer de me retrouver à la merci de Belzebuth dans sa forêt maudite… ou de prendre des heures de colle pour m’être endormie … Lire la suite de Ap 15 : « saleté de sale fouine fouilleuse de sac »

Ap 17 : « Perse, arrête ça »

Avertissement spécial : thématique du suicide « Seth, c’est encore Perse. Perse Evans, tu sais, celle qui vit chez toi et qui n’a toujours pas de tes nouvelles malgré mes douze derniers appels. Ce serait bien que tu décroches. Rappelle-moi. S’il te plaît. »  Dans la cuisine, Roberta s’affairait à préparer un déjeuner convenable. C’était assez drôle … Lire la suite de Ap 17 : « Perse, arrête ça »