Ap 35 : « Parce qu’ils n’ont pas de pénis. »

Adam nous déposa sur le parking et nous demanda d’attendre. Il voulait discuter avec Élise. Il ne l’avait pas vu depuis notre soirée dans les bois, et il s’inquiétait de la retrouver au milieu de cette situation. Il tenterait sûrement de la mettre en garde, et dans un sens, j’espérais qu’il y parvienne.

Bien qu’il était réconfortant de ne plus être seule et de pouvoir parler librement à mes amies, j’angoissais à l’idée qu’il leur arrive malheur. Je n’avais pas envie qu’elles fassent partie des dommages collatéraux.

Sasha vint se poser à côté de moi contre la portière. Elle sortit un bâton de réglisse de sa poche et le mit à la bouche, pendant que je faisais rouler le flacon de poison entre mes doigts en regardant dans le vide. Randy Sam m’en avait donné un au cas où je change d’avis. Mais ma décision était prise : je guérirai Sërb et après, je retrouverai une vie normale.

Cependant, il fallait d’abord que je ramène Sërb dans notre monde, et je n’avais aucune foutre idée de comment j’allais pouvoir réussir cet exploit.

« Tu trouveras, me dit Sasha qui avait compris ce qui me préoccupait.

— J’ai deux semaines pour trouver.

— T’as déjà réussi des examens en révisant la veille des dizaines de bouquins que t’avais jamais ouverts. T’es la meilleure pour te sortir de situations in extremis. Je sais que tu trouveras. Et puis, t’es pas seule. On est là et y’a…

— Si tu oses mentionner le chat qui picole toute la journée et se masturbe sur le canapé devant des reportages animaliers, je te le dis tout de suite, ça va terminer de me miner le moral. »

Elle éclata de rire, et Jade l’imita depuis l’intérieur de la Jeep. Enfin, Élise nous rejoignit tandis qu’Adam se perdait en recommandations de prudence. Il me donna son numéro en insistant sur le fait que je pouvais l’appeler à la moindre urgence, peu importait l’heure. S’il n’était pas un gardien lui-même, il avait conscience qu’être entouré était important pour supporter ce fardeau.

Le chemin du retour fut silencieux. Élise attendit que nous ayons dépassé le panneau de la réserve pour se retourner. 

« Je vais pas pouvoir contenir ma curiosité plus longtemps : qu’est-ce que tu as à l’épaule ?

Hein ?

— Tout à l’heure, quand tes cheveux se sont mis à briller, j’ai vu des traces sur ton épaule. Qu’est-ce que c’est ?

— Alors là, je le crois pas, intervint Sasha avec un rire nerveux. Que Persy soit en fait un Esprit Gardien autochtone avec des pouvoirs surnaturels, ça, pas de problème. En revanche, une griffure à l’épaule, ça, ça te tracasse ? Moi j’en ai des millions de questions ! Pourquoi tes cheveux brillent  ? Pourquoi ils n’ont pas l’air d’être au courant de l’existence des anges ? Est-ce qu’on aurait dû leur dire ? Est-ce qu’Adam est l’arrière-arrière-arrière et mille fois arrière-petit-fils du cerbère de la porte  ? »

Sasha parlait si vite que j’avais du mal à suivre. Même Élise arqua ses sourcils devant son impressionnant débit.

« Est-ce que j’ai bien compris qu’une fiole de poison a été vendue à Belzebuth en personne ? Et que cet abruti l’a trouvé beau gosse et super sympa en plus ? continua Sasha sans ralentir. Je veux dire, sérieusement ? Est-ce que tu vas aller chercher le cerbère en Enfer ? Pour le ramener ici ? Sans rire, moi je bouillonne de questions ! 

— Quand on bouillonne, il faut prendre de la glace, répondit joyeusement Max. Pas celle à la fraise. Mais l’important, c’est la ceinture. Ou sinon, on s’accroche !

— … Voilà. J’aurais pas mieux dit, me mis-je à rire après cette énième phrase nébuleuse. Je ne sais pas Sasha. Tout est encore flou, même pour moi. Pour ce qui est de la griffure, j’ai eu un petit différend avec un démon en rentrant jeudi. »

Sasha donna un violent coup de volant à droite et pila en bordure du chemin. Je me retins aux sièges pour ne pas passer à travers le pare-brise. Elle tira si fort sur le frein à main que je crus qu’elle allait l’arracher. Elle releva ses lunettes et se retourna vers moi, furieuse. 

« Comment ça “ un petit différend avec un démon ” ? Pourquoi t’as rien dit ? se mit-elle à gueuler.

— C’est une raison pour piler comme une tarée ? J’aurais pu me tuer, merde ! gueulai-je à mon tour.

— Qui est-ce que tu traites de tarée, miss je-me -fais-attaquer-et-je-dis-rien-à-personne ? 

— … Les filles, s’il vous plaît, s’interposa Élise de sa voix la plus douce. Perse, Sasha est juste inquiète pour toi. On l’est toutes. »

Nous tournâmes en même temps la tête vers elle. Élise pinçait ses lèvres et fronçait les sourcils avec une moue boudeuse. Notre colère s’évanouit instantanément face à ces yeux de cocker. Je capitulai et retournai m’asseoir sur la banquette. De chaque côté, Max et Jade souriaient sans lâcher l’arceau auquel elles s’étaient agrippées. 

« Je suis désolée », finis-je par dire.

Sasha coupa le contact et s’adossa à son siège en soupirant. Une longue minute s’écoula avant qu’elle me réponde.

« Je comprends pourquoi tu n’as rien dit. Je vois bien que t’as peur pour nous, mais nous ne sommes pas la cible, nous ne risquons rien. Enfin, en théorie. Toi en revanche, t’es dans la merde jusqu’au cou. Essaie de comprendre qu’on cherche juste à t’aider. Alors ouais, on n’a pas de super pouvoirs, on n’est pas des Esprits Gardiens comme toi, mais à plusieurs, on peut trouver des solutions. Cinq cerveaux valent mieux qu’un qui est en panique constante pour sa vie, tu ne crois pas ?

— Sasha…

— C’est vrai ! Et puis je te rappelle que moi aussi j’ai une bibliothèque mystico-démono… bref, peu importe le nom, tu vois l’idée ! On va trouver un truc ! Ensemble.

— Je suis de l’avis de Sasha. On va trouver une solution, ensemble. Si tu es recherchée par les Enfers, pourquoi ne pas essayer de contacter l’autre camp ? demanda Élise.

— Mauvaise idée, ponctua Max en fredonnant.

— Tu veux dire les anges qui vivent à Sion ? demandai-je en poussant sur ma voix.

— Mauvaise idée, répéta Max en claquant sa bulle de chewing-gum.

— Oui. Comme on dit, “ les ennemis de mes ennemis sont mes amis ”…

— Mauvaise…

— Merde à la fin ! m’emportai-je brusquement. Pourquoi “ mauvaise idée ” ? Vas-y Max, éclaire-nous pour une fois. » 

Nous avions l’habitude que Max parle par énigmes. La plupart du temps, nous ne prêtions pas attention à ses délires, car ce n’était que des phrases en l’air. Mais cette fois, elle m’avait gonflée à nous couper la parole. Si elle avait quelque chose de constructif à dire pour changer, qu’elle crache le morceau.

« Parce qu’ils n’ont pas de pénis.

— Pas de pénis, répéta Jade en rigolant.

— … J’abandonne, maugréai-je, à bout de patience. Tu n’aurais pas dû leur en parler.

— Ne t’en fais pas Persy, Max nous protège. C’est mon ange gardien, sourit Jade, les yeux remplis d’amour pour la cinglée aux cheveux roses à côté de moi.

— Oui ma douce », répondit Max en lui envoyant un baiser invisible dans un souffle.

Je fus soulagée lorsque Sasha les déposa en premier. Les élucubrations de Max m’avaient mise à cran.

Quand vint le tour d’Élise, elle me prit dans ses bras alors que je sortais pour prendre sa place à l’avant. C’était sa manière à elle de m’exprimer son soutien. Je lui tapotai le dos puis grimpai à côté de Sasha qui entamait un deuxième bâton de réglisse.

Elle avait commencé à en mâchouiller lorsqu’elle avait arrêté de fumer. C’était une bonne jauge pour déterminer son niveau de stress. Et visiblement, on entrait dans le rouge.

Nous dûmes prendre une déviation qui passait devant l’institut psychiatrique où séjournait ma mère. Le bâtiment, un ancien sanatorium à l’architecture très travaillée, trônait au sommet d’une butte impeccablement tondue. Le jardin qui l’entourait était immense.

À force de regarder les barrières défiler, je finis par demander à Sasha d’y faire un détour. Avec un peu de chance, je pourrais apercevoir ma mère à l’une des fenêtres. Elle tourna dans l’allée arborée, jusqu’au parking de graviers. Je soufflai un grand coup avant de sortir. Sasha me coupa dans mon élan : 

« Tu sais, je pourrais demander à ma mère. Pour que tu puisses la voir, je veux dire.

— Roberta a fait en sorte d’être sa seule visite autorisée.

Bah !  Ils n’oseront pas refuser la demande d’un officier supérieur de la Gendarmerie royale du Canada, dit-elle avec un clin d’œil.

— Ça ne va pas à l’encontre des lois ?

— Oh, tu sais, les lois, les lois… Ça se contourne », dit-elle en caressant le volant de la Jeep.

Grâce à son poste, sa mère lui avait obtenu une dérogation de permis de conduire pour qu’elle puisse aider son père en fauteuil. Son autorité s’étendait sur toute la ville. Elle pouvait sans mal demander à l’hôpital de faire une exception, et aller contre la demande de Roberta. Je souris et acceptai sa proposition.

Vingt minutes plus tard, je passai les deux rangées de portes à fermeture magnétique. Le comptoir d’accueil s’étendait sur tout le mur gauche, pile en face des escaliers. Personne ne pouvait quitter les lieux sans passer devant le personnel médical. Au fond, une salle d’attente s’ouvrait sur une véranda de style victorien. L’air embaumait un parfum de jasmin frais.

Un infirmier quelque peu empoté m’escorta jusqu’à la chambre de ma mère. Il déverrouilla la porte en m’indiquant qu’il resterait dans le couloir, en face de la porte. J’avais interdiction de la fermer, pour qu’il puisse réagir vite au besoin. Devant mon air affolé, il précisa que ma mère n’était pas violente à proprement parler, mais il appuya toutefois sur le fait que je ne devais pas hésiter à faire appel à lui. Il affichait le même air contrit que je détestais chez Gabriel. Je grimaçai un vague rictus de remerciement et entrai avec appréhension.  

La chambre était spacieuse. Lumineuse. Les murs étaient recouverts d’un papier peint bleu clair qui reflétait la lumière du soleil, et que ma mère avait déjà décoré d’une centaine de ronds de craie. Deux grandes fenêtres donnaient sur le balcon qui parcourait l’édifice d’un bout à l’autre. La pièce contenait un petit lit, une commode, ainsi qu’un bureau. Ça aurait pu être pire.

Ma mère était assise devant la fenêtre du fond. On l’avait habillée d’une longue robe et d’un cardigan aux couleurs claires. Ses cheveux blonds avaient été coupés dans un carré qui retombait sur ses épaules. Je m’approchai lentement d’elle et toussai pour lui signaler ma présence, mais elle ne bougea pas. Ses yeux fixaient l’horizon. Je soupirai.

Ma mère m’imita et soupira. Je soulevai les cheveux qui dissimulaient son visage. Son regard était vide, éteint. La bouche entre-ouverte, elle regardait devant elle sans me voir. Elle pencha la tête à la recherche du soleil que je lui cachais.

« La porte, souffla-t-elle. La porte doit rester fermée. »

Je m’étais doutée que son état ne s’était pas amélioré depuis la nuit où j’avais appelé les secours. Pourtant, la voir ainsi me brisa le cœur. Je tombai à genoux devant son fauteuil en tenant sa main inerte, et me mis à pleurer. Je n’aurais pas dû venir. Roberta avait eu raison de vouloir m’en empêcher.

« Ton père serait fier de toi. 

Quoi ? »

Elle avait parlé. Ce n’était pas un murmure, mais une voix forte, ronde et pleine. Elle se pencha pour me caresser la joue. Ses pupilles se resserrèrent en un petit point noir au centre de ses iris noisette. Je n’arrivais pas à le croire. Elle était là. Elle était vraiment là. Je pleurais de plus belle. De joie, cette fois.

« Tu lui ressembles tellement, dit-elle en serrant mes doigts. C’est un lourd fardeau, mais tu gères ça comme une reine, ma puce. 

— Que… ? »

Ses pupilles se dilatèrent et ses yeux redevinrent noirs et ternes. Sa main retomba mollement, et elle se mit à baver. L’éclair de lucidité avait disparu. Je tentai de lui parler, de la secouer, mais rien n’y fit. C’est le regard vide qu’elle reprit ses psalmodies.

« La porte… La porte doit rester fermée… »

Cela ne servait plus à rien. Je me relevai en séchant mes larmes, consciente d’avoir perdu définitivement ma mère. Car même durant cet instant de lucidité, ce qu’elle avait dit n’avait pas de sens. Mon père n’avait jamais eu de don, et encore moins le même que le mien. Sinon, il serait encore en vie aujourd’hui.

Je m’apprêtai à partir quand un détail sur le mur en face m’interpella.

Parmi les innombrables cercles dessinés à la craie sur tous les murs de la pièce, crayonnés grossièrement, elle s’était appliquée à réaliser une ligne de ronds blancs. Une frise impeccable. Elle avait usé la craie jusqu’à ce qu’on ne voit plus le papier peint dessous. Au fil des dessins, un point noir fait au crayon à papier grossissait au centre. Sur le dernier, le noir débordait du cercle.

Je touchai le dessin du bout du doigt. C’était comme si elle savait ce qu’il s’était passé avec Roberta, ce qui était impossible. Jamais elle n’avait eu ce genre de capacités. Ma mère ne pouvait voir que la mort à venir. 

« Maman, qu’est-ce que c’est ? tentai-je, même si je me doutais de la réponse.

— La porte…

— Évidemment.

— La porte… vers… la porte », articula-t-elle dans un effort évident. 

J’observai à nouveau son dessin. Cela n’avait pas de sens. Pourtant…

Je tirai légèrement la porte de la chambre pour voir ce qu’il s’y cachait derrière. L’infirmier se leva de sa chaise, prêt à intervenir.

Le mur derrière dissimulait un dernier cercle. J’avais l’impression de jouer à un escape game sur le thème d’Alice aux pays des merveilles lorsqu’elle se retrouve coincée dans son délire LSD avec des centaines de portes autour d’elle, mais contre toute attente, je me sentais proche du but.

Ce dernier dessin était différent. Au centre de ce rond noir entouré de blanc, se découpaient les contours d’une porte entrouverte. Les traits de craie ressemblaient à de la verdure, ou une forêt. La porte vers la porte. La porte qui menait au portail que gardait Sërb.

« Merci, dis-je en l’enlaçant. Je ne sais pas comment je vais faire, mais je vais régler toute cette merde et je te ramènerai. Je te le promets, maman. »

Sa main se posa sur mon bras et je sentis ses doigts se presser contre ma peau.

Comme à son habitude, Azazel était vautré sur le canapé à regarder la télévision. Seul le bruit reconnaissable d’une bière que l’on décapsule lui fit sortir la tête de l’écran. Il sauta sur le comptoir de la cuisine, et fut surpris que je lui tende un verre.

« Je viens d’avoir une journée particulièrement intéressante, mais je vais avoir besoin de ton aide pour la suite, commençai-je sans détour. Comme tu le sais, la tisane à base de datura que je prends est un inhibiteur de pouvoirs…

— Oui, entre autres.

— Comment ça, “ entre autres ” ?

— Le datura est un poison, au cas où tu ne serais pas au courant. Question de dosage. Mais il y a une grosse différence entre boire une tasse le soir, comme l’avait prévu ta mère, et t’enfiler deux litres par jour. Ce que tu comptais faire, je suppose. Ça s’appelle la modération. Je sais que tu as une tendance à gober tes médications comme des bonbons, mais tu ne pourras pas faire ça encore longtemps, surtout à l’allure où tu gerbes des bouts entiers de ton système digestif. Ton corps ne le supportera pas.

— T’es en train de me dire que soit je me fais tuer par Belzebuth, soit je me tue toute seule en essayant de lui échapper ?

— C’est l’idée. Bon résumé.

— Super. J’aime quand c’est facile. »

Je n’avais pas pensé à ça. Focalisée sur l’effet qu’avait la tisane sur mes pouvoirs, je n’avais pas réfléchi à l’impact qu’elle pouvait également avoir sur ma santé. Si je continuais d’en boire, je ne vivrais pas assez longtemps pour apprécier mon retour à la vie normale.

Je venais de perdre un joker, même s’il avait cessé d’en être un au moment où les deux heures réglementaires s’étaient mises à varier sans prévenir. Je n’étais pas fan des surprises. Tant pis, il me faudra faire sans à présent.

« Bref. Il me reste deux semaines pour soigner Sërb. Comme c’est le guérisseur qui a fabriqué le poison, il va se pencher sur la mise au point d’un antidote. En attendant, je dois aller dans les Enfers et ramener Sërb ici. Jusqu’ici, je n’ai fait voyager que mon esprit. Cette fois, je vais devoir m’y rendre avec mon corps au complet. J’ai une petite idée de comment procéder, mais…

— Quoi ? Attends, attends. Ralentis. Tu veux ramener Sërb ici ? Mais Astaroth ne sera jamais d’accord, et c’est lui qui chapeaute tous les trajets.

— … Alors, en fait, je ne comptais pas lui demander son accord. Je pensais plutôt opérer en douce.

Ah. Donc quand je t’ai dit de laisser au vestiaire ton attitude de perdante, toi t’es carrément sortie en jockstrap, épaulière et casque, en gueulant dans les couloirs. OK, c’est cool. C’est cool. En revanche, sans l’appui d’Astaroth, tu comptes t’y prendre comment ? 

— En créant un portail d’énergie.

— Tout simplement, articula-t-il, incrédule. Un portail d’énergie. Pourquoi n’y avais-je pas pensé ? se moqua-t-il.

— Je l’ai déjà fait. J’ai créé un portail et un bras en est sorti. Et dans le sous-sol, lorsque j’ai recommencé, une mouche a traversé.

— … Tu as conscience que Sërb est un peu plus épais qu’une mouche, n’est-ce pas ?

— Je vais m’entraîner. Je vais y arriver. Je suis un Passeur, non ? Alors je vais passer et le ramener avec moi.

— Eh bien, je te trouve bien décidée et sûre de toi. Ça fait plaisir à voir, gamine. OK, je suis partant pour t’aider ! Par contre, sans Sërb pour veiller sur la porte, ça risque d’être le bordel dans ce monde. Il faudra être rapide.

— C’est là que le timing avec la confection de l’antidote sera d’une importance capitale. Il ne reste qu’un seul problème : il est enchaîné à la porte.

— J’ai ! s’écria-t-il en dévoilant ses canines dans un sourire. Enfin, je veux dire que j’ai une solution pour ça. Bon ! Quand est-ce qu’on commence ? »

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