Ap 47 : « Ce fut un plaisir de vous rencontrer, Mademoiselle Evans »

Je me redressai en titubant, massant sommairement mon omoplate meurtrie par cet atterrissage raté. Je jetai un regard alentour. Le décor avait changé depuis ma dernière visite. Les arbres étaient dénudés, et le sol, jonché de feuilles brunes. De la forêt émanait une forte odeur qui agressait mes narines. La flore pourrissait. La brise était plus glaciale qu’à l’accoutumée, et de la buée s’échappait de mes lèvres. Lucifer avait raison. Ce n’était pas un simple automne. La mort régnait sur la clairière et dans la forêt qui la bordait.

Dérapant dans les feuilles humides, je reculai jusqu’à me retrouver acculée contre le saule. Il n’y avait pas un bruit, pas un mouvement. Rien. Comme si ce lieu avait été déserté, vidé de toute vie. Ce calme nouveau était lugubre. Le vent sifflait comme des milliers de spectres à l’agonie. Même le ciel bleu avait laissé sa place à un plafond de nuages gris de mauvais augure. Je m’entourai de mes bras pour tenter de me réchauffer.

À tâtons, je cherchai l’entrée du passage vers la grotte de Lucifer. Mais il ne s’ouvrit pas. Je palpai le tronc, tournant autour de lui jusqu’à revenir sur mes pas. Pourquoi n’arrivais-je pas à y accéder comme la dernière fois ? Je crus un instant m’être trompée d’arbre, et posai mes mains sur tous ceux qui encerclaient la clairière, mais aucun passage ne s’ouvrit. Pressée par le temps, j’appelai Lucifer à voix basse en m’enfonçant dans la forêt qui menait à la tour. Les arbres restèrent silencieux, et aucune liane ne tenta de m’attraper cette fois. Tout était mort. Seul le vent me répondit en renvoyant son nom dans un écho.

Pourquoi n’était-il pas là quand j’avais le plus besoin de lui ? Tant pis. Je n’avais pas le temps d’attendre qu’il revienne dans le coin. Il fallait que je me débrouille par mes propres moyens. Je sortis la carte de ma sacoche, et restai un moment à l’abri de la forêt pour l’étudier.

L’ascenseur était indiqué au niveau de la tour, et des escaliers partaient apparemment de la montagne rouge. Le premier chemin était à découvert, mais direct. Le deuxième paraissait plus discret, mais en me fiant aux multiples traits qui passaient les uns en dessous des autres, je pressentais qu’il allait être incroyablement long. Azazel avait trop insisté sur le fait de ne pas m’attarder ici pour que je ne suive pas son conseil. Je l’avais fait une fois, en passant par le parc contre ses recommandations, et je m’en étais mordu les doigts. Je soupirai et repliai la carte à la va-vite. Je perdais du temps à tergiverser dans le vide. Autant aller au plus court, en priant que je ne rencontre personne en chemin.

Pour rejoindre la tour Céleste, il me fallait traverser la plaine qui s’étendait sur une centaine de mètres. Je courus aussi vite que je le pus, et rejoignis le bâtiment. Pas de cri strident, pas de bruissement d’ailes. Les traqueurs ne m’avaient pas repérée.

Je levai la tête : la tour Céleste était une immense colonne de béton et de métal qui perçait le paysage, des profondeurs de la terre aux nuées grises qui tapissaient le ciel. Gigantesque. Je me sentais minuscule. Je commençai à en faire le tour pour trouver l’entrée, mais plus j’avançais, plus l’angoisse me prenait à la gorge. J’étais à découvert, et il n’y avait ni portes ni fenêtres ou, en tout cas, rien de visible. Lucifer aurait dû être avec moi. Je fis deux fois le tour sans succès.

C’est à ce moment que je me rappelai qu’il m’avait dit que seuls le Roi et les membres du Conseil avaient le droit d’y pénétrer. Lucifer faisait partie du Conseil. Sans lui, ce plan tombait à l’eau. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Je venais de perdre un temps précieux.

Bon. Autant rentrer pour voir avec Azazel une autre solution. Je soupirai en m’adossant à la tour. Une porte s’ouvrit avec un tintement. Je me penchai, aussi étonnée que suspicieuse. Était-ce ma condition de gardien, de garde-fous des Dieux comme avait dit Sërb, qui me permettait toutefois d’y accéder ? J’entrai.

C’était une vaste cabine lumineuse, ronde et métallique d’ascenseur moderne, avec un plafond haut. Elle était assez grande pour contenir deux Azazel sous sa forme originelle. Les portes se refermèrent derrière moi. Je soufflai. Au moins, ici, les traqueurs ne pourraient pas me repérer. Même sans Lucifer, je m’en tirais plutôt bien. Je commençais à reprendre espoir. Ce plan allait marcher, il n’y avait pas de…

De boutons.

Il n’y avait pas de boutons dans ce putain d’ascenseur. Je passai ma main sur toute la paroi, recherchant la moindre aspérité, le moindre défaut, mais il n’y avait rien. Elle était parfaitement lisse.

« De mieux en mieux… », soupirai-je en m’y cognant le front.

Je venais de m’enfermer dans un tube de métal, sans possibilité de descendre ou simplement, d’en sortir. Génial. Voilà pourquoi Lucifer devait impérativement m’accompagner ! Lui aurait su quoi faire ! Si Azazel m’avait avertie, je ne serais jamais entrée dedans. Et merde. J’aurais dû prendre les escaliers.

Soudain, la cabine tressauta et commença sa descente. Ma situation empirait à chaque seconde. Je fulminai dans ma cage sans aucun moyen de me cacher ou de m’enfuir, mais n’eus pas le temps de me préparer à la suite. Le chiffre deux apparut et un nouveau tintement retentit. Je basculai ma capuche et baissai la tête par réflexe.

Les portes s’ouvrirent sur les pattes de héron du dénommé Stolas. Il entra et se plaça à ma gauche. Ses pattes claquèrent sur le sol métallique. Il portait une veste cramoisie en queue de pie sous ses ailes repliées à la manière d’une cape. Les longs pans arrondis de sa veste cachaient en partie ses pattes qui dépassaient de son pantacourt noir. Sa veste était boutonnée et ajustée à sa taille incroyablement fine. De petites plumes duveteuses sortaient du col de sa chemise à jabot. Je n’osais lever la tête, de peur de croiser son regard.

Lorsque les portes se refermèrent en tintant, il me demanda d’une voix de velours :

« Quel niveau ?

— Quatrième, répondis-je du tac au tac en mordant la lèvre de l’avoir fait.

— J’espère que vous avez pensé à un autre moyen pour sortir d’ici. Cette tour prend ses ordres uniquement des gradés. Seule, il vous est impossible de l’utiliser. Je suppose que vous aviez prévu que Lucifer vous accompagne ? »

Je retirai ma capuche, dévoilant mon visage surpris à cette grande créature. Sa tête de hibou tournée à quarante-cinq degrés me dévisagea avec ce qui semblait être un rictus amical. Il claqua son bec, et cligna plusieurs fois ses yeux ronds aux iris dorés et pétillants. Les plumes beiges et tachetées de gris de son crâne se relevèrent un instant.

« Nous nous sommes déjà aperçus, il me semble. Je me présente : Stolas, gérant de la plaine des Asphodèles, dit-il en tendant une main que je serrai machinalement.

— Perse Evans, répondis-je en me mordant à nouveau la lèvre de l’avoir fait.

— J’ai beaucoup entendu parler de vous, mademoiselle Evans. N’ayez pas d’inquiétude à mon sujet. Je ne suis pas un ennemi. L’ami d’un ami, plutôt. En cette qualité, laissez-moi vous donner quelques conseils concernant le niveau quatre. Chaque cellule est numérotée. N’entrez que si vous êtes sûre que c’est dans celle-là que vous souhaitez vous rendre. Jouer le hasard peut être dangereux. Vous ne voudriez pas vous y retrouver coincée éternellement. Autre chose : si par malheur vous deviez croiser Baël, ne le laissez pas parler en premier. Plaignez-vous des nouveaux formulaires LC-4.2b et continuez d’avancer comme si de rien n’était. Astaroth a récemment modifié les procédures et cela l’énerve au plus haut point. Le pire qu’il pourra vous arriver alors sera de subir son monologue de griefs sur les changements administratifs inutiles », dit-il avec un clin d’œil.

Le tintement retentit de nouveau et une bouffée d’air parfumé s’engouffra dans la cabine.

« Ce fut un plaisir de vous rencontrer, mademoiselle Evans, dit-il en m’invitant à sortir.

— Me… Merci, bafouillai-je.

— Une dernière chose : quoi qu’il se passe, tenez-vous loin du chat. »

Je le dévisageai, perplexe. Pour toute réponse, Stolas leva un doigt pour m’indiquer une drôle d’horloge au-dessus de l’ascenseur. Elle était découpée en trois têtes : celle d’un homme, d’un crapaud, et une autre de chat. Une fine flèche en cuivre pointait vers le visage d’homme.

La porte de l’ascenseur se referma sur son bec souriant. Une fois les portes palières closes, je relâchai toute la tension dans un bruyant soupir de soulagement.

Je venais d’avoir une chance de tous les diables d’être tombée sur lui et pas sur Bel.

À moitié pliée en deux, je tentais de reprendre mon souffle, les mains sur mes genoux. Je finis par me redresser, inspirant et expirant à grandes goulées. Il fallait que je me calme, car je n’étais pas encore sortie d’affaire. Je me retournai pour admirer la merde dans laquelle j’étais à présent jusqu’au cou : le labyrinthe des châtiments.

Je ne sais pas à quoi je m’étais attendue, mais certainement pas à ça : le niveau quatre ressemblait au couloir d’un hôtel du début du XXe siècle. Il s’entendait sur une dizaine de mètres, avant de s’incurver à gauche et de disparaître.

À la place des cellules sordides que j’avais imaginées, des portes en acajou étaient disposées de chaque côté du couloir, numérotées par une plaque en laiton comme des chambres d’hôtel. Leurs encadrements mordorés étaient sculptés en lignes fines. À intervalles réguliers, des appliques en forme d’éventail apportaient un semblant de lumière. Les formes octogonales aux contours dorés de la moquette bordeaux juraient avec le papier peint gris à motif d’écailles.

Le style de ce lieu, résolument art déco, allié à cette ambiance tamisée, me laissa perplexe. Il s’en dégageait un charme inattendu. Cet endroit semblait être pris dans une spirale temporelle. S’il n’y flottait pas un puissant parfum de rose, j’aurais pu me croire au milieu d’un décor de cinéma. Mais cet endroit était bien réel.

Je parcourus le couloir à tâtons jusqu’au premier virage qui s’ouvrait sur une autre rangée de chambres identiques. Évidemment, puisqu’il s’agissait d’un labyrinthe. Malgré la moquette épaisse, mes chaussures résonnaient dans ce couloir vide. Je les retirai et continuai en chaussettes.

Près d’une heure plus tard, mes chaussettes étaient trouées, mon pull n’était plus en capacité d’absorber toute ma transpiration, et je commençais à me demander si je n’allais pas finir mes jours ici. Je ressortis la carte. Azazel avait dit que l’armurerie se trouvait « dans une salle au fond ». Mais il n’y avait pas de fond à cette saleté de couloir !

Je froissai la carte et la fourrai en boule dans mon sac. Dire qu’elle ne m’était d’aucune utilité était un euphémisme. De mauvaise grâce, je repris mon chemin. Je remarquai un peu plus loin une porte qui ne portait pas de plaque, mais un rectangle décoloré indiquait qu’il y en avait eu une. J’allais m’y aventurer lorsque j’entendis des pas venir dans ma direction.

Sans réfléchir, je m’engouffrai dans la salle la plus proche. La gâche se referma avec un léger claquement qui résonna dans ma tête comme la preuve irréfutable de ma stupidité et de mon inconscience. Ce n’était pas faute d’avoir été prévenue par Stolas en personne de ne pas entrer n’importe où. Je trépignai, impatiente que les pas s’éloignent et que je puisse sortir. En espérant aussi que la porte s’ouvre à nouveau.

Je tournai doucement la poignée pour vérifier. Le mécanisme s’enclencha. Au moins ça. Je collai une oreille contre le bois pour écouter les pas, quand une lueur venant de derrière piqua ma curiosité. Je me retournai pour découvrir que je me tenais dans un tout autre décor. C’était une maison de type victorien, richement meublée, avec des planches de bois brun du sol au plafond. Un homme pointait le doigt vers un écran qui projetait une clarté éblouissante. 

Étendu sur une méridienne en velours vert bouteille étrangement familière, ses longs cheveux blancs dissimulaient son visage. Mon cœur accéléra alors que mes souvenirs refaisaient surface. Ces cheveux, ce fauteuil, c’était mon père !

« Attention ! Elle va se faire écraser ! Les voitures, attention aux voitures ! »

Mon sang ne fit qu’un tour en entendant ces voix. Je me précipitai, avant de freiner des quatre fers devant cet homme qui n’était pas mon père. Je m’en voulais tellement d’avoir provoqué sa mort que j’avais cru qu’il s’agissait de lui, et qu’il revivait son dernier jour en guise de châtiment. Ce fameux jour où il s’était fait renverser à ma place. Par ma faute.

La main de l’homme était maintenue de force sur un trépied, et un curieux objet était attaché au bout de son index. Cela ressemblait à ces clips médicaux qui mesurent le rythme cardiaque, sauf que de la lumière en sortait. C’était ça qui projetait ces images. Les voix reprirent. Je me tournai vers l’écran.

On y voyait une jeune fille aux cheveux bruns courir sur la route. Non. Elle fuyait. Les images se troublèrent. La jeune fille tourna la tête. Son visage était sale. Des larmes traçaient deux sillons clairs sur ses joues crasseuses. Elle avait l’air terrorisée. L’image se focalisa sur elle quand une voiture la percuta de plein fouet.

Je ne pus me retenir de hurler.

Son corps fut étalé sur plusieurs mètres, sous les cris des passants et les pleurs de l’homme à mes côtés. Mon estomac se crispa. Ce châtiment était injuste. Je lui retirai cet objet de torture et le fourrai dans ma poche. Il ne méritait pas ça. Il ne méritait pas de revivre cette scène atroce, et au fond de moi, j’espérais que mon père ne soit pas en train de subir ce même traitement abject.

L’homme soupira et se laissa retomber sur la méridienne, dégageant les cheveux de son visage buriné. L’écran se brouilla. Un bruit de chaîne. Des pleurs. Des supplications. Je restai médusée devant les images qui défilaient à toute vitesse : la jeune fille était enfermée dans un sous-sol. Par lui. Je le vis charger un fusil et la courser à travers la forêt. Les images se dissipèrent lorsqu’elles terminèrent leur boucle, en montrant la fille courant sur la route pour lui échapper, avant de se faire renverser.

« Elle s’est enfuie… Ils me l’ont prise. Je n’en avais pas fini avec elle… »

Complètement hébétée par ce que je venais de voir, mes pieds reculèrent instinctivement.

« ILS ME L’ONT PRISE ! » hurla-t-il en s’arrachant à moitié les cheveux.

L’homme se leva et je détalai sans demander mon reste. Quelle idiote ! Azazel m’avait pourtant prévenue de ce qui se trouvait ici. Les pires âmes que l’humanité ait engendrées. Je sortis de cet enfer en claquant la porte, le cœur battant à tout rompre.

Dans ma main, le bouton de porte doré avait fait place à un loquet de métal brut. Je le relâchai en reculant. Mes pieds s’enfoncèrent dans un sol mou avec un bruit floche. La porte en acajou n’était plus qu’un amas de planches moisies, maintenues entre elles par des pentures de fer rouillées jusqu’aux gonds.

Les appliques design s’étaient muées en torches antiques, et une faible flamme dansait au cœur de ces cages de métal. Le papier peint avait fait place à un mur végétal vivant. Les feuilles vibraient comme si des milliers d’insectes grouillaient en dessous. Une lourde odeur de bois et de mousse flottait dans l’air chaud et humide. J’étais au beau milieu d’une forêt tropicale.

Un coup d’œil à l’horloge : l’aiguille était positionnée sur le crapaud. Ainsi donc le décor changeait en fonction de ces trois têtes. La suivante était celle du chat. Je devais me dépêcher.

Écoutant mon instinct, je fonçai dans la salle qui ne portait pas de plaque. La lourde porte grinça et s’ouvrit sur une antichambre. Elle amenait vers une autre porte, verrouillée bien sûr. Pourquoi cela aurait-il été facile pour une fois ?

L’antichambre contenait seulement un livre épais, posé sur un trépied surplombé d’une lampe de bureau de banquier en laiton et opaline verte. Le registre. Je soupirai en tirant la plume de son encrier et inscrivis mon nom. Les lettres s’illuminèrent un bref instant, puis un déclic retentit. La porte s’était déverrouillée.

Je toussai en pénétrant dans une salle obscure et poussiéreuse. Elle recensait un tas impressionnant d’objets, mais pas autant que je l’avais imaginé pour une armurerie supposée posséder les vestiges d’une guerre qui avait mobilisé l’intégralité des anges déchus. Il n’y avait pas que des armes ici, et le peu qu’il y avait semblait inutilisable.

À la recherche du trancheur, je lus des dizaines de descriptions, soulevai des draps, ouvris des caisses dangereusement empilées les unes sur les autres, mais ne le trouvai pas. Découragée, je fourrai toutefois dans mon sac l’arme décrite comme la plus destructrice de tous les temps, un couteau forgé par Héphaïstos en personne, l’épée la moins rouillée, le dernier bouclier encore intact, un livre enfermé dans une vitrine, et quelques objets divers. J’avais espoir que l’un d’entre eux pourrait m’aider à délivrer Sërb de ses chaînes.

Avant de sortir, une épée longue à la lame blanche immaculée, dont le manche était recouvert de joyaux attira mon regard telle une pie. Je la retirai de son établi et l’admirai un instant avant de la ranger précautionneusement dans mon sac avec le reste des artefacts. Je ressortis de la salle le sac rempli à en faire péter la fermeture éclair. Je posai mon butin devant la porte que je refermai doucement, après avoir vérifié qu’il n’y avait personne dans le couloir.

Du début jusqu’à la fin, cette opération avait été un échec cuisant. Malheureusement, je ne pouvais me permettre de rester plus longtemps. Fermant les yeux, je commençai à former un passage pour rentrer chez moi. Dès que le cercle apparut, j’y balançai sans délicatesse mon lourd barda. Posant ma main sur son rebord, je m’apprêtais à passer quand une voix s’éleva dans mon dos, beaucoup trop claire pour être loin.

« Mais regardez qui va là… », s’extasia la voix.

Surprise, je perdis ma concentration. Le portail éclata comme une bulle de savon et je virevoltai, me retrouvant nez à nez avec le grand roux au sourire malsain. Belzebuth.

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