Ap 54 : « À nous deux, fillette. »

Le souffle de l’explosion projeta Seth et Azazel dans les airs. Je tombai à terre, une main sur ma poche pour protéger la fiole.

Les flammes s’élevèrent jusqu’au dernier étage du bâtiment, avant de s’éteindre brusquement. Du trou béant, deux hautes cornes en sortirent, suivies par l’immonde tête de bouc de Belzebuth. Les asticots grouillaient dans son épaisse fourrure et ses yeux flamboyaient. Il émergea du sol comme s’il montait des marches.

Au moment où il posa un sabot sur le béton, son corps reprit une apparence humaine. La fourrure de sa tête fumait encore, et sa joue avait gardé les traces de ma brûlure. Il ajusta sa veste et fit un pas devant Sasha, dont les yeux écarquillés et la bouche ouverte trahissaient sa surprise. Adossée contre les grilles, sa cigarette tenait en équilibre sur ses lèvres et ses lunettes étaient retombées sur le bout de son nez.

Pour une raison complètement obscure, Belzebuth s’arrêta et se tourna vers elle. Il semblait aussi surpris qu’elle. Puis, sans comprendre, il prit sa cigarette entre deux doigts et la porta à sa bouche. Il l’aspira en une seule bouffée avant de l’écraser sous sa chaussure.

« Mademoiselle Belanger, l’accosta-t-il avec une douceur qui amplifia notre surprise. Vous devriez savoir que fumer est mauvais pour la santé. Je vous invite à arrêter, et j’espère de tout cœur que vous prendrez cet avertissement au sérieux.

Heu… oui, oui, bégaya-t-elle.

— Bien. Vous m’en voyez ravi. Maintenant, si vous permettez… »

Il attrapa Sasha par les épaules, la souleva, puis la posa quelques mètres en retrait avec une extrême délicatesse. Sasha n’arrivait pas à décrocher son regard interloqué de lui, et moi non plus.

Belzebuth tira à nouveau sur les pans de sa veste et lui adressa un clin d’œil qui termina de nous sidérer. Lorsqu’il tourna enfin la tête vers moi, ses yeux jaunes s’illuminèrent et je retrouvai le Belzebuth que je connaissais et redoutais.

« À nous deux, fillette », siffla-t-il avec un rictus mauvais.

Un nouvel éclair déchira le ciel juste au-dessus de nous. Encore allongée par terre, je reculai sur une main. Mon cœur s’emballa. Il cognait si fort que j’avais l’impression qu’il allait sortir d’une seconde à l’autre. Je reculai à nouveau, sans arriver à décrocher mes yeux de Belzebuth.

Il avançait vers moi d’un pas lent en faisait craquer sa nuque. Il était si sûr de lui, si rayonnant, que tout le courage dont j’avais fait preuve jusqu’ici s’enfuit sans demander son reste. Je me sentis démunie, esseulée comme une putain de demoiselle en détresse. Mon corps tremblait, je n’arrivais pas à me lever. Je reculai encore, hochant la tête. Il était arrivé trop tôt !

Putain ! Lève-toi ! Lève-toi et cours ! 

Azazel réapparut enfin. Il arracha sa peau d’un seul geste et se jeta sur le Diable, les poings en avant, dans toute la splendeur de sa forme de buffle bleu. Ses quatre mètres de muscles s’abattirent sur Belzebuth, lui plantant la tête sur les piques de fer. Belzebuth hurla de douleur. Malheureusement, je compris vite que l’effet de surprise était la seule explication de cet exploit.

Belzebuth lui attrapa le poignet et se dégagea de sa prise sans froncer un sourcil. La différence de puissance entre les deux était flagrante. Je déglutis de travers lorsqu’il déploya ses ailes.

Ils s’engagèrent dans un combat de titans, pulvérisant les grilles et le mur du pensionnat. À son contact, ils hurlèrent tous deux ; leurs peaux fumaient. Azazel maintint la tête de Belzebuth enfoncée dans le mur, en me faisant de grands signes de fuir.

« Qu’est-ce que tu attends putain, COURS ! » me beugla Azazel avant de se jeter à nouveau sur Belzebuth.

Son commandement me sortit de ma torpeur. Ni une ni deux, je me redressai et me lançai dans le sprint le plus impressionnant de ma carrière de non athlétique. Il me restait un avantage : Belzebuth ne pouvait pénétrer dans le pensionnat. Une fois à l’intérieur, je serais sauve.

À quelques mètres des marches, la voix profonde de Belzebuth gronda plus fort encore qu’un coup de tonnerre.

« Quatre ! Tue-la !  Défonce-moi cette garce ! »

J’en ratai la première marche. À quatre pattes sur l’escalier, je me retournai, scrutant le ciel de tous les côtés. Quatre ne pouvait pas répondre à cet ordre. Non, pas après tout ce qu’il avait fait pour moi, pas après toutes ces fois où il m’avait tirée d’affaire… Non

Pourtant, j’entendais déjà le battement furieux d’ailes gigantesques. Une silhouette sombre descendit du ciel, fonçant droit sur moi. Je n’arrivais pas à le croire. Ses yeux émeraude brillaient si fort qu’ils laissaient une traînée de lumière verte dans son sillage. Il tendit sa main et déploya ses griffes.

Pas de doute possible : cette fois, il n’était pas de mon côté. Il répondait aux ordres de son maître, et j’allais y passer.

Grimpant les marches quatre à quatre, je passai la grande porte, la refermai derrière moi et sécurisai son accès en verrouillant la longue barre métallique juste à temps. Quatre entra de plein fouet dans la porte qui tint bon. Il s’en était fallu de peu. La force de l’impact me fit trébucher, et je m’étalai à terre, face à cet allié redevenu adversaire.

Même s’il avait été clair quelques heures auparavant sur le fait que je ne pouvais pas lui faire confiance, je me sentais trahie. Il m’avait sauvée tant de fois que j’avais du mal à croire qu’il allait réellement obéir à cet ordre. 

« Ouvre cette porte, femme. »

Sa voix était implacable. Je reculai en secouant la tête. Mon cœur galopait dans ma poitrine, et dans mon esprit, tout se mêlait. Pourquoi m’avait-il aidée jusqu’à présent si c’était pour finir par me tuer ? Mes mains dérapaient sur les dalles.

Quatre abaissa la poignée et tenta d’ouvrir la porte. Il semblait si calme, si serein, pour répondre à un tel ordre que j’en eus la chair de poule. Il se rapprocha de la porte, le nez contre la vitre. Son visage impassible était déformé par le verre trouble. Puis, lentement, il leva la main et griffa un des carreaux. Je plaquai mes mains sur mes oreilles. Les spectres autour de moi firent de même. Ce son strident était insupportable.

« Ouvre, répéta-t-il froidement.

— S’il te plaît, ne fais pas ça ! »

Je n’arrivais pas à le croire. Je ne pouvais pas le croire ! Pas lui, pas après tout ça…

Soudain, il leva la tête et regarda en direction du jardin. Ses yeux s’illuminèrent comme jamais et son calme se transforma en fureur. Il se mit à cogner dans la porte, et cogna de plus en plus fort. Assise en boule sur le sol, la peur me torturait les entrailles. Les coups répétés faisaient trembler le chambranle et de la poussière en tombait. J’étais le petit cochon face au grand méchant loup. Sur les marches, les enfants gémissaient et pleuraient.

« Arrête ! Arrête, je t’en prie ! », implorai-je en pressant mes mains sur mes oreilles.

La porte encaissait ses coups, mais je savais qu’elle n’allait pas tenir bien longtemps. Il cognait de plus en plus fort. Il fallait que je bouge ! Mais je tremblais, je pleurais, je ne voyais plus, je ne comprenais rien… Pourquoi maintenant ?

Lorsqu’il brisa les carreaux et que je reçus des bouts de verres en plein visage, je laissai échapper un juron. Je me redressai enfin pour détaler vers le cloître.

Quatre cessa. Et dans le silence retrouvé, un étrange grognement retentit.

Tout en courant, je jetai un regard en arrière. Ses ailes avaient disparu, et sa silhouette malingre avait fait place à un tas de muscles qui gonflait et boursouflait. Je forçai l’allure, noyée dans des larmes de panique. Mais à peine avais-je pénétré dans le cloître que quelque chose de dur coupa net mon élan.

Un peu sonnée par l’impact, je levai la tête. Je venais de me cogner contre un grand blond au visage tordu par un mélange de colère et de déception. Apparut alors une sensation de chaleur, venant de mon ventre. Je ne comprenais pas.

« Je suis désolé, murmura Gabriel, mais je n’avais plus d’autre choix. Tu aurais dû m’écouter… »

Je voulus parler, mais ne pus que cracher du sang dans un toussement convulsif. Qu’est-ce qu’il se passait ? D’où venait ce sang ? La chaleur de mon ventre se mua peu à peu en douleur lancinante et se diffusa. Prise de vertiges, il me sembla que le sol penchait et je perdis l’équilibre. Je me retins de tomber en agrippant Gabriel par l’épaule.

Derrière nous, la porte vola en éclats. Il retentit un lourd galop de bête sauvage. Si lourd, que les dalles du pensionnat se mirent à trembler. J’étais perdue. Je m’imaginais déjà me faire embrocher par-derrière. Pourtant, ce ne fut pas le cas. Le visage de Gabriel se tordit de terreur juste avant que des griffes démesurées ne s’écrasent sur sa face, et lui crèvent un œil. Elles s’enfoncèrent avec une telle violence que j’entendis son nez tomber dans sa boite crânienne comme une pièce au fond d’une tirelire vide.

Un étrange bruit métallique tinta. La bête plongea Gabriel à terre, et râpa son visage contre le sol de galets sur toute la longueur du jardin. Sa peau partit en lambeaux comme les copeaux de bois sortent du biseau et se dispersa contre les colonnes.

Mon vertige s’accentua. Ma vision se brouilla. Le mur me retint de justesse de m’effondrer. Hébétée, je ne sus plus où je me trouvais pendant un instant. Je regardai mon ventre. Du sang infusait mon tee-shirt, se répandait le long de mes jambes et coulait sur le sol en une cascade carmin. Un poignard d’argent roula à mes pieds en tintant. C’est là que je compris.

Gabriel m’avait poignardée.

J’appuyai sur la plaie pour contenir l’hémorragie. Gabriel hurla. Il se débattait contre cette bête infernale qui faisait presque trois fois sa taille. Une fourrure noire hirsute recouvrait intégralement ce corps monumental, et des pics blancs comme des os saillaient de sa crinière. Elle n’était pas aussi imposante qu’Azazel, mais son format viderait l’intestin du plus courageux direct dans son froc.

Je ne l’avais jamais vu revêtir cette forme, mais je savais, du plus profond de mes entrailles qui se déversaient sur les dalles, qu’il s’agissait de Quatre. Ses yeux émeraude qui brillaient comme deux phares ne pouvaient qu’être les siens. Le bruit des os brisés et de la chair déchiquetée me donna des haut-le-cœur. La tête me tourna brusquement, et je perdis à nouveau l’équilibre. D’une main, je me retins de percuter le mur, libérant plus de sang encore.

Gabriel se remit à hurler, et un bras vola devant mes yeux avant de s’écraser contre le mur. Je reçus une giclée de sang chaud qui me ramena à la réalité : Azazel combattait Belzebuth, Quatre démembrait Gabriel, mais Sërb était toujours mourant dans sa cellule monastique et j’étais la seule à détenir l’antidote à présent.

J’avais une mission. Je devais remplir cette mission.

Mes yeux eurent un instant de flottement durant lequel tout devint flou et tangua. Je secouai la tête et avançai vers la cellule de Sërb.

Au premier pas, une gerbe de sang gicla de ma plaie. Je tentai un autre pas, appuyant plus fortement sur mon ventre, et avançai encore. Mes jambes étaient lourdes. Je peinais à les soulever. Une masse indescriptible d’organes fut jetée contre la colonne à ma gauche et cette nouvelle giclée de sang relança mon adrénaline. Malgré la douleur, je forçai l’allure. Je n’étais plus qu’à quelques mètres de la cellule.

Incapable de marcher droit, je me cognais contre les murs, laissant des traces de sang le long de mon passage. Ma vision se troubla de plus en plus et fut bientôt cerclée de noir. Pourtant, j’avançais.

J’avançais, car je touchais au but. C’était la fin. La leur, autant que la mienne. Anges, infernaux, peu importe, ils avaient perdu. Qu’ils aillent au Diable, tous autant qu’ils étaient !

J’allais sauver Sërb. J’allais retrouver ma vie. Je retournerai en cours, je retrouverai Quil, et le couple Maigrichon et Gros cul aura lieu ! Je ramènerai Élise moi-même et elle nous félicitera ! On fera une fête démente ! Absolument démente !

Je délirais.

La tête me tournait si fort que je dus m’arrêter un instant pour reprendre mes esprits et ne pas tomber dans les pommes. Il était hors de question que je m’effondre si près du but. Dès que Sërb aurait avalé cet antidote, il me soignerait. J’avais gagné. J’avais gagné ! Je pressai plus fort sur la plaie. Arrête de saigner, putain, j’y suis presque !

Je m’écrasai contre la porte en tentant de la pousser. Elle grinça et s’ouvrit avec une lenteur insupportable. Une main ensanglantée appuyée sur le bois, j’entrai enfin dans la cellule. Mes narines furent emplies d’une odeur de jasmin et je fus tant éblouie que j’en fermai les yeux.

Sërb était allongé sur le lit, dans cette pièce baignée de lumière. Le mur derrière lui avait fait place à un trou béant. Au-dessus de lui se tenait un être avec d’immenses ailes immaculées. Blond aux cheveux courts, habillé tout de blanc, nimbé de lumière. Un ange. Il se redressa à mon entrée et je pus voir son visage. Un ange avec l’apparence d’une femme.

Ses ailes se rabattirent en arrière, révélant l’épée qu’elle tenait entre ses mains. Une épée, qu’elle avait plantée dans le torse de Sërb.

« Comment ? Toujours en vie ? dit-elle avec une voix d’homme que j’avais déjà entendu il y a longtemps. J’aurais dû m’y attendre. Pire que des cafards. Tant pis, il est trop tard pour faire machine arrière à présent. »

Elle retira l’épée avant de s’envoler par le passage dans le mur. L’obscurité revint. Je m’écroulai, tombant à genoux au pied du lit. Plus rien n’avait de sens. Je crachai une gerbe de sang en tentant de me redresser. Sërb tendit sa main vers moi.

« Pardon… d’avoir été un obstacle. Mais je peux… je peux au moins… t’offrir mon don, murmura-t-il en esquissant un sourire. Ma garde est… achevée. »

Je tendis la main et attrapai la sienne. Son corps s’illumina et sa lumière passa en moi. Mon ventre se mit à rayonner et je sentis une douce vague de chaleur me submerger. La tête me tournait atrocement, mais ma vision redevint claire, juste assez pour voir sa main s’atrophier et tomber en poussière entre mes doigts. Mon poing se referma sur du vide. De lui, il ne resta plus rien.

Non.

Ce n’était pas possible.

Ce n’était pas la réalité.

Ça ne se pouvait pas… Pas comme ça.

Un courant d’air fit flotter mes cheveux. Au loin, les grognements cessèrent et le silence revint. On n’entendait plus que le souffle du vent et les gouttes de pluie tomber dans l’herbe. Les oiseaux s’étaient tus. Les nuages courraient dans le ciel rouge. Le sol était dur.

Je baissai les yeux : mon ventre continuait de briller. La plaie se refermait, grâce au don de Sërb. Je sentis la caresse des spectres sur mes épaules alors que mes yeux se remplissaient de larmes. De petits bras m’enlacèrent.

Comment… ? Comment en étais-je arrivée là ?

C’est alors que le sol s’effrita sous mes pieds tels des sables mouvants. Mes genoux s’enfoncèrent, puis mes mains traversèrent le sol. Mon corps tout entier bascula, accompagné par les lumières de dizaines d’enfants qui tombèrent avec moi. Leurs âmes brillaient comme une pluie d’étoiles.

Un grognement retentit. Quatre, sous cette forme bestiale, s’élança et plongea à travers le passage, les pattes en avant. Son corps gigantesque occulta la lumière un bref instant en plongeant pour me rejoindre.

Je fermai les yeux.

Je ne voulais pas voir la mort en face. Lorsque ses énormes bras velus m’encerclèrent, je n’avais aucune envie de me débattre. Pourtant, loin de m’écraser comme je le redoutais, ses bras s’affinèrent et se refermèrent doucement autour de mon corps, soutenant mon dos et mes jambes. Les ailes de Quatre se déployèrent.  

Au loin, la voix d’Azazel s’éleva :

« Gamine ! »

J’ouvris les yeux et le vis, la main tendue pour m’attraper, à une distance vertigineuse qui ne cessait de se rallonger. Penché au-dessus du gouffre dont l’entrée rétrécissait peu à peu, sa peau bleue fumait, son visage était couturé de plaies, mais il était venu. Pour moi.

« Non, Perse ! Persy ! »

Il était trop tard. Le passage se referma au moment où nous nous posâmes. Épuisée, je tentai de lever la tête vers Quatre, mais mon cou la soutenait à peine. Je ne vis que son torse blanc sur lequel je m’affalai.

Ma vision était embuée, j’avais du mal à discerner ce qui se trouvait autour de moi. Je forçai sur mes yeux, pour découvrir que j’avais atterri au beau milieu de mon cauchemar : la salle du Conseil des Enfers.

Une épaisse fourrure de poils et d’herbe, surplombée par un crâne poli de cerf s’approcha de moi et tourna la tête avec curiosité. À la faveur des torches qui éclairaient la salle en clair-obscur, ses orbites vides brillaient de deux points jaunes étincelants. À ses côtés, je reconnus Baël, l’immense crocodile à la tête de crapaud, Astaroth dans son costume trois-pièces gris, et Stolas.

Une expression inquiète assombrissait son visage, et deux plumes étaient dressées au-dessus de ses yeux ronds. Il fit un pas de côté. Je vis derrière lui un homme aux cheveux si longs qu’ils traînaient par terre. Adossé contre le mur, ses mains étaient enchaînées au-dessus de lui, entre deux colonnes sur lesquelles étaient posés des pots de fleurs séchées. Il leva mollement la tête et je reconnus Lucifer.

Je voulus tendre la main vers lui, mais une ombre s’interposa.

« Déjà de retour ?

— Ta gueule, Paimon », répliqua sèchement l’ombre au cerf.

Lorsque celle-ci se pencha sur moi, son visage pénétra dans la lumière des torches, et je reconnus la tête carrée de Belzebuth. Son visage était couturé de plaies qui se refermaient déjà. Son costume ensanglanté et en lambeaux se raccommoda dans une vague de fumée. Il eut un rictus dédaigneux avant de souffler au creux de mes oreilles : 

« Tu ne pouvais pas crever comme je te l’avais demandé ? Non, bien sûr, il a fallu que tu attendes qu’il meure, pour être certaine de le remplacer. Sale petite emmerdeuse…

Bel, qui est-ce ? demanda le cerf.

— Perse Evans, répondit Stolas. Elle va remplacer Sërberus qui nous a malheureusement quittés, et de manière assez suspecte d’ailleurs, si je puis me permettre. 

Chouette ! L’équipe s’agrandit ! Et en plus c’est une fille ! 

— Encore de la paperasse… soupira Astaroth.

— Merde à la fin ! s’emporta Belzebuth, à bout de nerfs. C’est bon, je vais te la remplir moi-même ta paperasse ! Bordel. J’espère que ton nouveau rôle de cerbère te plaira autant qu’à moi.

Bienvenue, bienvenue !

— Ouais, c’est ça, grinça Belzebuth avec amertume. Bienvenue dans les Enfers, fillette. » 

Fin.

Merci d’avoir suivi cette aventure ! J’espère qu’elle vous a fait voyagé et rire ! En tout cas, moi j’ai eu beaucoup de fun à l’écrire. N’hésitez pas à mettre un petit commentaire, ça me ferait très plaisir ^^

Vous pouvez retrouver Perse dès à présent dans le tome 2 Le chant des Buccins, et sinon, pour le plaisir, un prologue inédit, dans la tête d’Azazel :

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