Ap 28 : « Pas de câlin »

Azazel nous attendait, confortablement étalé sur le canapé, à regarder un documentaire animalier à la télévision. J’eus une impression de déjà-vu.

« Est-ce que Quatre va bien ? lui demandai-je.

— … est-ce que j’ai l’air d’en avoir quelque chose à foutre ? » dit-il sans même m’accorder un regard.

Furieuse, je lui lâchai les courses dessus et me rendis à l’étage en cognant des talons.

« Tu pouvais pas être sympa pour une fois ? pesta Sasha.

— Ce gressin humain est un espion ! Comment faut-il que je vous le dise pour que vous vous le rentriez dans la tête ? Un es-pi-on ! »

Ma chambre était plongée dans le noir, les rideaux tirés. Je posai mes lunettes sur la table et m’assis près de Quatre. Allongé en diagonale du lit, il avait repoussé la couette sur ses hanches. Il dormait, mais sa respiration était sifflante, et il suait à grosses gouttes à nouveau.

Quatre se cambra en gémissant. Ses épaules tremblèrent. Une de ses ailes était pliée sous lui. C’est en voulant la décoincer que je découvris, horrifiée, que son dos était intégralement strié de veines violettes et noires.

L’épée lui avait tranché le torse, et j’avais tout fait pour que cette plaie béante se referme. Cependant, j’avais oublié qu’il avait aussi été touché par une flèche. Elle l’avait atteint dans l’épaule, et sa pointe était ressortie devant, le transperçant de part en part. Depuis, le poison s’était étendu. L’infection descendait jusqu’aux creux de ses reins, et les veines noires continuaient plus bas, dissimulées sous la fourrure de ses jambes.

Je me maudis pour ne pas avoir vérifié cette blessure. Ce trou en forme de croix semblait dérisoire par rapport à l’entaille profonde qui ornait son torse. J’avais pensé que le pouvoir de Sërb aurait suffi, mais il n’avait agi que superficiellement. Sans attendre, je relevai mes manches et basculai Quatre sur le côté. Il poussa un gémissement de douleur. Mes deux bras s’illuminèrent si fort que j’en fus moi-même aveuglée.

Cette fois, les veines mirent du temps à se rétracter. Je poussai sur mes pouvoirs pour accélérer le processus, mais ma jauge se vida avant que j’aie pu terminer. Épuisée, je m’assoupis derrière lui.

À mon réveil, le soleil était bas. Je me relevai et, sans attendre, repris ma tâche là où je l’avais laissée. Il était hors de question que je m’arrête tant que son dos n’était pas redevenu blanc comme un os. Quatre grogna. Mes traitements devinrent douloureux pour lui, et exténuants pour moi.

Alors que la jauge de pouvoir avait diminué, et que les symboles ne brillaient plus que sur mes bras, Sasha entra pour me proposer à manger. Je secouai la tête, concentrée sur cette plaie noire et boursoufflée comme un morceau de charbon. L’annonce du couvre-feu augmenta mon angoisse. Depuis ce matin, je faisais de mon mieux, mais Quatre se trouvait toujours en mauvaise posture.

J’avais failli à ma tâche. Je n’avais pas été assez scrupuleuse. Il aurait pu mourir bien avant l’arrivée de Max et Jade si je ne l’avais pas découvert à temps. Comment avais-je pu être si négligente ?

Mes symboles de pouvoir disparurent en même temps que la dernière veine sombre. Je soufflai, le cœur en bout de course. Des points noirs palpitaient devant mes yeux. J’essayai de remettre Quatre sur le dos. Ses cornes raclèrent contre la tête de lit. Il n’était pas lourd, mais j’étais épuisée. L’effort me coûta, et je m’effondrai sur lui.

La sirène matinale me tira du sommeil en me perçant les tympans. Je pestai contre ce réveil brutal, avant de constater avec horreur que je m’étais étalée sur Quatre. Ma cuisse était relevée sur ses hanches, mon bras barrait son torse jusqu’à son ventre, et j’avais rempli de bave le creux de ses clavicules.

Prête à me faire envoyer chier dans la seconde, je reculai. Je n’avais pas calculé que je me trouvais aussi près du bord. Son aile se déploya, retenant ma chute, puis se rabattit sur moi pour me ramener en sécurité sur le lit dans une cosse brûlante. Quatre tourna la tête vers moi.

« Tu parles dans ton sommeil, dit-il de sa voix monocorde.

Heu… Oui. Désolé. Ça m’arrive. Heu… C’est souvent que des bêtises, n’y fais pas attention.

— Tu as prononcé mon nom », chuchota-t-il.

Je me figeai. J’aurais pu me lever, me dégager du cocon de son aile et sortir sans rien ajouter. J’aurais pu lui mentir, aussi. Mais je ne le fis pas.

« Ça n’a rien d’étonnant. Je m’inquiète sincèrement pour toi, avouai-je.

— Je ne t’ai pas sauvée pour que tu me sois redevable. Tu ne me dois rien. Ma présence va compliquer ta vie.

— C’est déjà le cas, souris-je en pensant à Azazel.

— Ce sera pire, insista-t-il.

Pire ? Qu’est-ce qui te fait dire ça ? 

— Je l’ai vu. »

Je fronçai les sourcils. De quoi parlait-il ? Qu’est-ce qu’il avait vu, et où ?

« Les probabilités de l’avenir. Ce qu’il risque d’arriver. Ce que tu risques d’endurer. Il vaudrait mieux pour toi que je meure. Ma vie a été longue et vide, cela ne serait pas un mal d’y mettre un terme. 

— Et si, moi, je n’avais pas envie que tu meures ? Et si j’avais envie que tu restes à mes côtés ? »

Il tourna la tête de l’autre côté, me laissant à mes réflexions. Son torse se souleva et s’abaissa. Je me sentis penaude, et regrettai mes paroles. Je venais, dans un sens, de lui faire moi aussi une déclaration.

C’est alors que son aile glissa sur les draps, m’emportant avec elle plus près de lui. Mes joues s’empourprèrent. Puis son aile remonta sur mon épaule et m’enveloppa avec délicatesse. Je pris ce geste pour une invitation.

Sans le quitter des yeux, attentive au moindre de ses mouvements, je remontai ma jambe sur lui pour retrouver la position de mon réveil. Je me rattachai à lui comme un paresseux sur une branche. Lentement. Très lentement. Il ne bougea pas. Il ne protesta pas. Et alors que mes yeux se fermaient, il tourna la tête et posa son menton sur le haut de mon crâne. Un sourire s’étira sur mon visage. 

J’étendis mon bras sur lui et l’enlaçai. Il s’endormit quelques minutes plus tard, et je le suivis, confiante à l’idée que nous venions de franchir un cap important dans notre relation, même si je ne savais pas encore comment la qualifier.

Vers midi, Sasha grimpa les escaliers en courant.

« PERSE ! hurla-t-elle. Elles sont là ! Elles sont arrivées ! »

Ni une ni deux, j’enfilai mes lunettes de soleil, me précipitai dans le couloir la rejoindre, et nous dévalâmes l’escalier côte à côte jusqu’au perron. Mon cœur cognait dans ma poitrine.

Elles étaient enfin là.

La tête aux longs cheveux rose pâle de Max était précédée par celle de Jade, camouflée sous un bonnet à pompon, une écharpe en peluche et une doudoune courte et bouffante, dans un vert pomme assorti aux mèches de cheveux qui dépassaient.

Max chuchota à son oreille en ouvrant le portail, et Jade hocha la tête en réponse. Elles pénétrèrent dans le jardin, puis s’arrêtèrent devant les escaliers. Jade chercha quelque chose au sol puis, du bout de sa basket à plateforme, elle défit le cercle de sel de Roberta. La barrière magique se désagrégea et remonta au sol dans une pluie de poussière étincelante.

« Non ! » hurlai-je dans un cri étouffé, choquée.

Max passa devant Jade, satisfaite.

« Tu n’en as plus besoin à présent, dit-elle en me tapotant l’épaule.

— Mais… »

Elle m’entraîna à l’intérieur, et je la suivis, la bouche encore grande ouverte. Je n’arrivais pas à le croire. Cette barrière était mon seul rempart contre les êtres de l’autre monde. Démons, spectres, anges déchus, la maison avait perdu son bouclier. Nous n’y étions plus en sécurité.

Jade grimpa les marches à son tour et enlaça Sasha.

« Pas de câlin, avertit Max en me désignant du doigt. Désolé, mais tu viens des Enfers, je ne sais pas quelle bactérie tu as pu ramener des abîmes mésopotamiens. Et tu sens encore la vase. 

Beurk ! » répliqua Jade en riant.

Lorsque celle-ci pénétra dans la maison, je me sentis bizarre. Elle retira son bonnet, son écharpe et son manteau, mais garda ses moufles.

Jade avait grandi. Elle faisait presque ma taille, un mètre soixante, ou soixante-cinq. Ses cheveux étaient vert pomme à nouveau, et ses racines noires descendaient en dégradé au niveau de ses oreilles. Son maquillage était léger, illuminant les angles de son visage de façon adorable. Jade était adorable. Elle l’avait toujours été. À dix-sept ans comme à… vingt.

Nous avions le même âge à présent. Elle ressentit mon trouble et son sourire s’agrandit. Max retira son col en fourrure rose, et Jade profita de cet instant sans surveillance pour m’enlacer.

Sasha m’avait fait un câlin. Azazel aussi. Pourtant, ce fut celui de Jade qui perça toutes mes défenses. Sa chaleur et son enthousiasme s’insufflèrent en moi, et tout le poids sur mes épaules s’envola. Mon cœur fondit comme un marshmallow plongé dans les flammes.

On s’était peu parlé, mais je sentais tout son amour dans ce câlin. Un amour sans limites. Pur. C’était comme enlacer l’incarnation de mon doudou d’enfance.

Sa peau embaumait la glace à la cerise saupoudrée de menthe. Je fermai les yeux en respirant son parfum. Mon esprit vagabonda dans ce champ de cerisiers en fleurs imaginaire. Le visage enfoui dans son cou, je m’imaginai sentir un bouquet de menthe fraîche et croquer dans une poignée de cerises noires juteuses. Tout à la fois.

« Ça suffit, fit Max en nous séparant. Qu’est-ce que j’avais dit ? Pas de câlin.

— Je suis TROP contente de te voir ! s’écria Jade sans lui prêter attention. Tu as l’air d’aller bien. Tu vois, je te l’avais dit que tu étais forte et que c’était une aventure extraordinaire à ne surtout pas louper.

— Jade, l’interpella Max sur un ton d’avertissement.

— Ah, oui. Tiens ! Pour ton amoureux », dit-elle en me tendant une fiole délicatement posée sur le coussin de ses moufles.

Je reconnus la fiole au liquide bleuté. Chacune de ses ondulations dans le flacon de verre était un synonyme d’espoir. Sans me répandre en remerciements, je montai rejoindre Quatre.

Face à son torse, je me figeai, indécise. Que devais-je faire ? L’obliger à le boire, ou le verser sur la plaie ? Qu’est-ce qui serait le plus efficace ? Et si un de ces choix ne marchait pas ? Comment étais-je censée deviner comment procéder ? Ma main se mit à trembler.

Je posai la fiole sur la table de chevet le temps de me calmer. J’inspirai et expirai lentement, en imaginant mon père à mes côtés. Lui qui était si pragmatique, que m’aurait-il conseillé ? Puis une idée me vint. Ingestion. Application. Le poison lui avait été inoculé par application. Pour le contrer, je devais suivre le même chemin. C’était le plus logique.

Je versai une goutte sur le trou de flèche, et le reste sur la lacération.

La fiole était minuscule. Il n’y avait pas de place à l’erreur. Je fis couler, goutte par goutte, l’antidote. Sa peau absorba le liquide. Il ne me restait plus qu’à utiliser les dons de guérison de Sërb et Quatre serait enfin sorti d’affaire. Je relevai mes manches. Ma main s’illumina, mais la plaie demeurait. Quatre transpirait et son état, loin de s’améliorer comme je l’avais prévu, empira de façon drastique. Son cœur s’emballa en même temps que le mien.

« Ça ne fonctionne pas. Pourquoi ça ne fonctionne pas ? hurlai-je, aux prises avec un désespoir qui me prenait à la gorge.

— Tu ne soignes pas le bon corps, dit Azazel que je n’avais pas entendu entrer.

— Quoi ? De quoi tu parles ?

— Je suis pas un expert en la matière, mais comme il a créé cette apparence de toutes pièces, ça parait logique. Imagine qu’il porte un costume. C’est le mec dedans qu’il faut soigner. Pas le costume. On dirait qu’il lutte, dit Aza en l’examinant de plus près. Il tente de conserver sa forme démoniaque, sauf que ça empêche l’antidote de faire effet.

— Mais pourquoi ?

— J’en sais rien, moi. Quelque chose à cacher peut-être ? »

Je me retournai vers Quatre et pris sa tête entre mes mains. Elle était molle, et tenait à peine sur sa nuque.

« Non, non, non. Pas encore. Ne me fais pas ça. Je refuse de perdre quelqu’un d’autre à la dernière minute, alors que la solution est dans mes mains ! Je te l’interdis ! Reprends immédiatement ta forme humaine, tu m’entends ? Quatre ! T’as pas le droit de me faire ça ! »

Quatre ouvrit les yeux, et me repoussa mollement. Son geste transforma ma frustration en colère.

Azazel se posta à mes côtés, et je tendis le bras pour le tenir à distance. Je n’avais pas besoin qu’on me materne. Et encore moins venant de sa part. Il me demanda de me calmer. Je le fusillai du regard avant de me rendre compte que j’avais embrasé mon bras. Mon pouvoir se dissipa, et mes épaules devinrent lourdes. Je laissai ma tête tomber et mes larmes couler.

« Viens, redescendons, dit-il avec une douceur étudiée. Tu ne peux rien faire de plus. Il faut qu’il change d’apparence pour que l’antidote agisse. Sa guérison est entre ses mains à présent. La mort ou l’égo. »

Azazel sortit en laissant la porte ouverte. Je repris la tête de Quatre entre mes mains et posai mon front sur le sien.

« Écoute-moi bien, espèce de chauve-souris infernale : je me fiche de savoir à quoi tu ressembles réellement alors abandonne cette apparence tout de suite et laisse-toi soigner. Je n’accepterais pas de te perdre pour une histoire d’égo, tu m’as compris ? Je t’en supplie. Reste avec moi », murmurai-je avant de déposer un baiser furtif au coin de sa bouche.

Au salon, Sasha et Jade discutaient gaiement sur le canapé. Jade faisait de grands gestes et Sasha riait à gorge déployée. Azazel croqua, avec une prudence excessive, dans un biscuit qu’elles avaient ramené. Max était adossée à la porte, les bras croisés sur la poitrine. Elle semblait plus fermée, sur ses gardes, et inquiète pour Jade. Elle l’avait toujours été, mais trois ans plus tard, elle me faisait plus l’effet d’un garde du corps que d’une petite amie.

Quand je les rejoignis, Jade fut la première à se lever pour me demander comment il allait, et si l’antidote avait fonctionné. Je fondis en larmes. Elle tordit sa tête pour me regarder entre mes cheveux.

« Ne t’inquiète pas, il ne va pas mourir. »

Puis elle se redressa et apostropha Max.

« Hein qu’il ne va pas mourir ?

— Non, répondit-elle sur un ton neutre, sans décroiser les bras.

— Tu vois ? Tu n’as rien à craindre. »

Mes larmes continuaient à couler. Ses mots étaient vides, gonflés à un optimisme ridicule. Dans d’autres circonstances, j’aurais apprécié son enthousiasme, mais elle n’en savait rien. Elle ne pouvait pas savoir s’il s’en sortirait. L’antidote avait été fabriqué trois ans auparavant. Se pouvait-il qu’il ne soit plus efficace, qu’il soit… périmé ?

« C’est comme le pudding au chocolat, répliqua Max.

— … Hein ?

— Dans The Walking Dead ! répondit Jade. Le pudding, tu sais ? Allez, ne pleure pas. Viens t’asseoir, je veux tout savoir sur tes aventures dans les Enfers. »

Je n’eus pas la force de lui raconter. Heureusement, Sasha m’assista et dressa un portrait relativement flou, mais complet de mes trois jours. Les yeux de Jade pétillaient, comme une enfant dans un dessin animé.

De leur côté, elles étaient parties au début de l’été, profitant de la belle saison pour un road trip à travers le pays. Une fois arrivées à Montréal, elles avaient pris la décision d’y rester. La grande ville les avait conquises. Jade babilla sur la neige, sur l’épaisseur de la neige, sur les couleurs de la neige, puis sur les buildings, leur hauteur impressionnante, leurs vitres aux milles rayons de couleurs, les rues bondées de monde, et plus encore sur l’université, avec ses nombreux passages souterrains qui lui donnaient l’impression de vivre dans une fourmilière depuis qu’elle s’y était inscrite l’année dernière. Elle était intarissable.

« Quand est votre vol de retour ? » demanda Sasha.

Max détourna la tête, visiblement agacée.

« Oh, on ne repart pas. On reste avec vous, sourit Jade.

— Jade… grinça Max.

— Non, la coupa-t-elle avec une hostilité qui nous surprîmes tous, on en a déjà discuté. Nos amies ont besoin de nous, et c’est de notre devoir de les aider. On ne peut pas partir. Je refuse de partir. N’insiste pas.

— Si on reste, tu seras en danger.

— Tu n’en es pas sure, tu l’as dit toi-même. Je veux rester.

— Et les démons ?

— J’ai pas peur.

— Moi, j’ai peur.

— Tu ne devrais pas.

— J’ai peur pour toi. »

Max n’avait pas oublié toutes les fois où elles avaient été en danger par ma faute. L’ours démoniaque dans la forêt, puis l’arrivée de Belzebuth devant le pensionnat. Aucun n’était un bon souvenir. Aucun n’avait eu de fin heureuse. Je ne pouvais que comprendre les réticences de Max.

Jade, elle, était encore trop jeune. Comme Sasha à l’époque, elle ne mesurait pas le danger. Elle était simplement extatique à l’idée de vivre une aventure extraordinaire. L’histoire se répétait.

« Vous n’avez pas besoin de… » commençai-je, avant d’être interrompue par l’alarme du téléphone de Sasha.

« Plus qu’une heure avant le couvre-feu, indiqua-t-elle.

— On doit rentrer, dit Max en se levant.

— Vous avez pris un hôtel ?

— Hôtel Hanami, sourit Jade. Ma mère a déballé son tsukesage[1] pour l’occasion. 

— Je vais rentrer aussi, dit Sasha, histoire de profiter un peu de mes parents. 

— Tu passeras le bonjour à Yolanda et Joseph pour moi. »

J’ouvris de grands yeux ronds. Sasha avait présenté Azazel à ses parents.

Max me salua de la main, et attrapa Jade par la capuche alors qu’elle se précipitait pour m’enlacer à nouveau. Également sur le départ, Sasha fit la morale à Azazel et me souhaita bon courage.

« Cette nuit sera décisive pour lui, mais je suis certaine que demain, il sera sur pieds.

— Et je pourrais alors lui poser quelques questions, ajouta Azazel avant de se prendre une gifle derrière la tête. Eh ! Elle n’était pas méritée celle-là !

— Elles le sont toutes », répondit Sasha après lui avoir asséné un tchip[2] particulièrement méprisant.

[1] Kimono japonais

[2] Impossible à décrire. Je vous invite à regarder la vidéo de Yaotcha d’Almeida : https://www.youtube.com/watch?v=OOF41JUjv9o

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